Brio | Partage, vous connaissez ?
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Partage, vous connaissez ?

Partage, vous connaissez ?

A l’ophotoPartage3ccasion de l’édition du WeekEnd Partage Inter Grandes Ecoles 2010 auquel ont participés les tuteurs du projet BRIO, Charles Lemonnier nous présente l’association Partage qui fédère depuis quelques années les projets d’ouverture sociale des Grandes Ecoles ainsi que sur la situation du parrainage Post Bac.

Partout en France, les acteurs de l’égalité des chances s’activent auprès de lycéens. Disséminés sur tout le territoire, des étudiants de nombreuses Grandes Ecoles de commerce ou d’ingénieur animent des programmes d’ouverture sociale, à l’image du projet BRIO. Mais sont-ils en relation les uns avec les autres ? L’association Partage, créée depuis plusieurs années, agit dans le but de les fédérer.

En 2004, à la suite de leur année de tutorat au sein du projet « Une Grande École, PourQuoi Pas Moi ? » de l’ESSEC (dit PQPM), des étudiants décident de monter l’association. Ils partent du constat simple que le programme ne s’arrête pas à la fin de l’année de terminale pour leslycéens, ni à la fin du tutorat pour les étudiants.

Aujourd’hui l’association a pris un élan prometteur et une ampleur accrue : plus de 20 personnes, provenant de 11 écoles différentes, sont membres actifs de Partage. Ses missions sont multiples. Il s’agit principalement d’animer le réseau des tuteurs, grâce à des rencontres sur une ou plusieurs journées.

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Ses membres organisent de plus des conférences sur la thématique de l’égalité des chances (diversité, responsabilité sociale, handicap, etc). Enfin, Partage se charge de poursuivre l’accompagnement des lycéens issus du programme de l’ESSEC après leur baccalauréat, dans le cadre du parrainage.

Le parrainage, enjeu majeur des programmes PQPM

Le parrainage s’inscrit dans la continuité du tutorat, quand celui-ci prend fin une fois le bac passé par les lycéens. C’est en quelque sorte le « tutorat » post bac, mais cette dénomination imagée ne doit pas occulter son caractère radicalement différent du tutorat.

Tous les anciens tuteurs, comme les nouveaux d’ailleurs, s’accordent à dire que le parrainage est essentiel pour un projet type PQPM, et ce pour deux raisons. D’abord il nous semble clair que les élèves, au sortir du bac, ont encore besoin de toute l’aide et tout l’accompagnement que des tuteurs peuvent leur donner. Pour que l’ambition devienne réussite, il faut du parrainage car le rôle d’un tuteur est bien d’aider et d’accompagner. Il peut être un fil rouge pour répondre à leurs questions et à leurs problèmes. Un élève qui fait ses premiers mois en classe prépa est confronté à suffisamment de difficultés complexes à gérer pour trouver de l’aide si ce n’est du réconfort auprès de tuteurs qui ont connu ces moments de doute. Mais cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Un autre élément justifiant l’importance du parrainage est la crédibilité des projets, sur la base de résultats positifs avérés à long terme. Ainsi, un programme qui ne suit pas ses élèves après le bac ne peut évaluer le bénéfice à long terme de son action et ne peut donc argumenter qu’avec sa force de conviction la pertinence de son projet. Or les partenaires financiers attendront toujours plus de crédibilité de la part de ces programmes.

Cependant, malgré le coût et l’investissement d’un tel programme de parrainage, car il faut préciser que le parrainage nécessite autant de moyens financiers et humains que le tutorat, celui-ci permet d’obtenir plus surement un retour sur le déroulement et le succès des études puis de l’intégration professionnelle de ses anciens élèves. Le PQPM de l’ESSEC est encore une fois pionnière en la matière puisqu’elle assure  ce suivi depuis plusieurs années, avec l’envergure et la réussite qu’aucun autre projet ne peut revendiquer.

BRIO pour sa part tente de monter un suivi post bac, mais se heurte aux difficultés que de telles initiatives rencontrent à leur démarrage. Le développement sera progressif et s’appuiera d’abord sur du bénévolat avant de pouvoir soulever des fonds. Il faut encore beaucoup de prises d’initiatives avant que ce suivi ne devienne significatif. Alors courage !

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