Brio | Sacré Scapin
7581
post-template-default,single,single-post,postid-7581,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-17.0,qode-theme-bridge,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.5,vc_responsive

Sacré Scapin

Sacré Scapin

Les lycéens de Terminale de la promotion 2015 sont allés voir Les Fourberies de Scapin, mis en scène par L. Berthome, les18 et 19 novembre au Grand T.

« Rien dans les mains, rien dans les poches, tout dans les jambes et dans la bouche ! »
Laurent Berthome.

Scapin est fascinant. Valet de tous les valets, héritier de Mascarille, cousin d’un arlequin ou Sganarelle, voyous de tous les voyous, aïeul d’un Robin des Bois ou Arsène lupin, l’homme est un malin.

Scapin est un bouffon et cette pièce a tout de la farce.
Les coups de bâtons et les quiproquos, l’opposition des pères et des fils, les personnages caricaturaux, les répétitions et les accumulations… le comique est bien là et sert, justement, une fable sociale actuelle. Une fable où les masques sont indémodables : « hypocrisie, naïveté, fourberies, indécence, insolence. »

scapin4Le théâtre de Laurent Berthome
Laurent Berthome fait de ce Scapin un fourbe profondément humain et intelligent, chef d’orchestre qui dirige son petit monde avec talent, un insolent qui n’a plus rien à perdre ni à gagner.
Il est joueur, frondeur, libertin, désordonnateur de l’autorité des paternels et des puissants.
« Il invente, raisonne, improvise, ment, flagorne, bastonne, enseigne, fait le beau, fait le mort, ressuscite et disparaît » raconte le metteur en scène.

Laurent Berthome fait un théâtre « populaire » au sens où il appartient au peuple, le caractérise et le raconte, avec toujours « cette envie de faire entendre un texte et de le rendre accessible au plus grand nombre ».
Ce « théâtre de chair, de larme, de rire, de bave et de sang » est, selon Laurent Berthome, un parfait « équilibre entre légèreté, comédie et gravité. » Là est l’art de la mise en scène : maintenir cette harmonie inhérente à l’œuvre, y apporter l’esthétique d’un regard, l’intelligence d’un point de vue sans le dénaturer. Les mots se suffisent, l’épure a du bon dans la critique du monde !