Brio | L’atelier de la rentrée sur les discriminations et stéréotypes de genre
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L’atelier de la rentrée sur les discriminations et stéréotypes de genre

L’atelier de la rentrée sur les discriminations et stéréotypes de genre

Mercredi 9 septembre 2020, c’était la rentrée BRIO avec le premier atelier de l’année pour les lycéens de la promo 2021 en terminale et leurs tuteur.rice.s. Après plusieurs mois de confinement et les vacances d’été, le bal a été ouvert avec un atelier sur les stéréotypes de genre animé par différents intervenants extérieurs spécialistes sur ces questions dans leur domaine. Un moyen de rassembler les lycéens du site Petit-Port et Chantrerie pour déconstruire ensemble certains clichés.  

Des retrouvailles “masquées” pour les 75 lycéen.ne.s et leurs tuteur.rice.s respectifs  qui ont ainsi participé à cet évènement  

Arrivez-vous à déconstruire vos propres stéréotypes ? Savez-vous décrypter ce qui relève du sexisme ou non ? A BRIO, on tenté de le faire avec cet après-midi de sensibilisation aux discriminations et stéréotypes de genre. En tout, huit ateliers ont été organisés sur des thématiques différentes pour sensibiliser les lycéen.ne.s et les tuteur.rice.s sur la place des femmes dans la société. 

Et pour mettre tout le monde dans le bain, une conférence animée par Constance Monnier, de l’Observatoire des inégalités, a été illustrée de saynètes improvisées par Céline Allain (Facteur Humain) accompagnée de son acolyte comédien Léo Boulay pour accompagner les chiffres et les statistiques présentées. A travers cette conférence, les élèves ont pu se rendre compte de certaines réalités. Par exemple, lorsque la salle était sondée pour savoir si les filles étaient meilleures que les garçons à l’école, la majorité répondait qu’ils étaient égaux. Mais selon les statistiques présentées :  en 1980, 62,5% des hommes avait leur bac alors que les femmes l’avaient à 64,9% ! Idem en 2019, avec 90,3% de réussite au bac pour les femmes contre 85,7% pour les hommes.  

Suite à cette conférence, les lycéen.ne.s se sont réparti.e.s dans différents ateliers Témoignages, saynètes d’improvisations, jeux de rôles… Les formats des ateliers étaient variés.

Un premier atelier était consacré aux Femmes et sciences, les métiers de l’ingénierie”, animé par l’association Elles Bougent avec pour objectif de combattre les stéréotypes et inciter les jeunes filles à envisager des carrières dans les secteurs scientifiques et technologiques. Dans l’ensemble, les élèves ont apprécié de découvrir le parcours des intervenantes Emna Attouri, Gwladys GuedeuAnaïs Guyomarc’h et Nathalie Savary.  

Le second atelier, “Femmes et médias”, était animé par Marine Forestier de l’association “Prenons la 1”, qui vise à promouvoir plus de diversité de genre dans les médias et limiter les biais sexistes qu’ils réalisent. Lors de cet atelier, les lycéen.ne.s ont pris conscience de l’ampleur du travail à réaliser : “Je ne m’attendais pas à ce quautant de femmes soient harcelées et sujettes à autant de sexisme à la rédaction. Je ferai plus attention aux médias que je suis et à la formulation des titres de ces mêmes médias. Il est vraiment dérangeant qu’en 2020 beaucoup de médias ne citent pas le nom de certaines femmes mais seulement « Une femme directrice de la NASA » ou encore la minimisation des féminicides avec des blagues « Il la tue car le gâteau n’était pas bon« … Il faut suivre les médias qui correspondent à nos convictions pour ne pas être déçu.”  

Le troisième atelier était sur les “femmes et le numérique”, il était animé par Mélissa Cottin, de l’association ESTIM’numérique. Aujourd’hui le secteur du numérique compte 27,4% de femmes et peine toujours à attirer des talents féminins. Pourtant le numérique est partout et s’intègre dans notre quotidien ! 

Le quatrième atelier “Guide de survie à l’entretien d’embauche” était animé par Emilie Rivet et permettait aux lycéens de se mettre en situation. A travers des jeux d’improvisationl’intervenanttente d’armer les participants face à cet exercice qui amène parfois à faire face à de lourds stéréotypes de genre… Un atelier efficace puisqu’une lycéenne confirme : Plus armée ? “ABSOLUMENT ! Je serai toujours nerveuse, mais plus confiante à présent ! 

Le cinquième atelier, “le Rambo de l’égalité”, était quant à lui un peu particulier, puisque réservé aux garçons ! Céline Allain confronté les participants dans leur sexisme intégré en réalisant avec eux des exercices de théâtre d’improvisation. Simulation de situations hélas récurrentes rencontrées par les femmes qui vont d’une simple discussion entre amis au harcèlement de rue avec la drague insistante… Et les résultats sont là ! Quand l’intervenante nous a appris à nous mettre à la place de ce que peut ressentir une femme ou si la personne ramenait la conversation vers elle. C’était le moment le plus malaisant mais aussi le moment le plus intéressant. 

Et quoi de mieux que le jeu pour réagir ? Le sixième atelier était un Monopoly des inégalités créé par l’Observatoire des inégalités. En voulant refléter la société, les règles ont été modifiées afin d’être au plus proche de la réalité et de montrer que les chances de départ ne sont aujourd’hui toujours pas égales selon que l’on soit un homme ou une femme.  

Le cerveau a-t-il un sexe ? C’est la question à laquelle le septième l’atelier a tenté de répondre. Maud Raffray expliqué aux participants comment se forgent nos identités et nos capacités de femmes et d’hommes. Un atelier qui a fait son effet puisque beaucoup ont appris des choses, notamment que “les stéréotypes influent énormément nos choix et nos actions, “le cerveau se développe en fonction des expériences et non en fonction du sexe” ou encore ce qu’on dit aux jeunes femmes influe inconsciemment sur leurs capacités.” 

Quant au 8ème atelier, « Lentrepreneuriat au féminin, organisé par l’association 100 000 entrepreneurs”, il visait à sensibiliser les jeunes à la culture d’entreprendre grâce au témoignage d’une entrepreneure. Ici, c’est Angéline Bouet qui a parlé de son parcours rempli d’obstacles qu’elle a dû surmonter pour devenir entrepreneure. Un discours inspirant pour les lycéen.ne.smalgré un constat sur la terrible réalité aujourd’hui : “Une femme doit travailler deux fois plus qu’un homme pour grimper les échelons d’une entreprise. 


Des débats qui ont confronté ou conforté des idées mais qui ont aussi sensibilisé sur ces questions. Ce temps fort dédié à la sensibilisation aux discriminations et aux stéréotypes de genre a rencontré un franc succès avec 100% des participants qui ont trouvé pertinent de le reprogrammer pour les prochains lycéens BRIO. Il sera donc probablement reconduit l’an prochain. En attendant, nous espérons que les lycéens et tuteurs BRIO ont tous pu se poser des questions ou trouvé des réponses à certaines et prendre conscience des inégalités de genre dans notre société afin de mieux les combattre