Brio | « Champ de bataille » familial : Tartuffe
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« Champ de bataille » familial : Tartuffe

« Champ de bataille » familial : Tartuffe

croquis réalisés par Marguerite Bordat, costumière de Tartuffe

Mercredi 29 février et jeudi 1er mars, lycéens et tuteurs de la promotion 2013 se rendront au premier spectacle du parcours BRIO : Tartuffe, mis en scène par Eric Lacascade. Après avoir monté plusieurs pièces d’auteurs du répertoire comme Tchekov, Gorki, Kleist, ou Shakespeare, celui-ci s’attaque au célèbre texte de  Molière. Il y tient également le rôle de l’imposteur, entouré de comédiens déjà présents dans ses précédentes créations.

Extrait de la note d’intention rédigée par Eric Lacascade

« Molière est une formidable matière de travail. Dans Tartuffe, la rigueur des alexandrins, ainsi que les situations à jouer, construisent un faisceau de contraintes à travers lesquelles l’acteur et le metteur en scène doivent travailler à trouver leur liberté. (…) Derrière la farce et la bouffonnerie du texte, il y a  l’expression de passions humaines puissantes : jalousie, désir, haine, amour du pouvoir sont à l’oeuvre au sein d’une même famille. La famille est un champ de bataille, un champ de guerre, où stratégie, ruse, attaques soudaines et coups d’éclat se succèdent. »

Les étudiants auront également l’opportunité d’assister à un stage de scénographie proposé par le Grand T et animé par Eric Lacascade et Emmanuel Clolus, scénographe de la création.

Extrait d’un échange avec Emmanuel Clolus (présenté dans le dossier pédagogique de la pièce)

« Concernant le décor lui-même, nous avons opté pour le monochrome. Nous n’étions pas réfractaires à l’idée d’emprunter à l’architecture du 18ème, mais sous une forme plutôt légère afin de pouvoir l’allier à un décor plus contemporain. Concernant la structure, nous avons rapidement imaginé la présence de portes, ce qui permettait par la suite de réfléchir sur les différentes combinaisons d’entrées et de sorties dans le jeu des comédiens. Il en va de même pour l’existence du balcon. On souhaitait trouver un système qui nous permette une certaine hauteur, car nous voulions créer des rapports haut/bas, petit/grand entre les personnages. »