Brio | BRIO : La saison culturelle 2016-2017
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BRIO : La saison culturelle 2016-2017

BRIO : La saison culturelle 2016-2017

Toujours dans le souci d’ouvrir les horizons culturels des lycéens, l’équipe BRIO fait le choix d’emmener chaque année ses lycéens découvrir différentes esthétiques artistiques : des  pièces de théâtre classiques revisitées, des créations de jeunes auteurs contemporains, de la danse, du cirque… Nous nous attachons à ce que certaines pièces de théâtre soient en prises avec l’actualité.

Pour la saison 2016/2017, les lycéens ont été voir les spectacles suivants :

Pour les 1ères :

richardiiiRichard III – Shakespeare, Mise en scène de Thomas Jolly, Piccola Familia (Mars 2017)  : Thomas Jolly conclut la tétralogie shakespearienne avec le monstrueux Richard III. Une épopée dark et rock, gorgée de meurtres et de trahisons. Le show, ambiance Game of Thrones, était un un incontournable pour BRIO ! Pour s’emparer du trône occupé par son frère Édouard, Richard élabore un plan macabre. Il complote, tue et perpétue les crimes d’une Guerre des Roses qui ensanglante l’Angleterre. L’homme est un scélérat biscornu, un oiseau blessé. Société sécuritaire, climat délétère, c’est la crise. Le roi, leader médiatique, galvanise la foule. « Qui est assez grossier pour ne pas voir ce palpable artifice, mais qui est assez hardi pour dire qu’il le voit ? » écrivait Shakespeare, terriblement moderne. Avec fougue et talent, La Piccola Familia propulse la tragédie en un show de notre temps.

En parallèle du spectacle… Les lycéens ont pu découvrir les secrets de Richard III, le roi meurtrier. Guidés par un hologramme, ils ont fait effraction dans son bureau en son absence. Posé sur le campus près du TU-Nantes, un container, dispositif visuel, sensoriel et sonore, exposait l’attirail du tyran: selfies, films et autres curiosités.

Nkenguegi – Dieudonné Niangouna  (Avril 2017) : De Brazzaville au Festival d’Avignon, l’artiste congolais Dieudonné Niangouna  fait entendre les bruits de la rue, poésie urgente et enragée née d’une terre ravagée. Nkenguegi est une épopée de l’Histoire, du langage et de la soif d’exister : C’est un type abandonné sur une barque en mer, survivant du naufrage d’un bateau clandestin en partance pour l’Occident. Ses divagations nous entraînent dans une version théâtrale du Radeau de la Méduse…

Le temps où les arabes dansaient – Radhouane El Meddeb (Mai 2017) : La danse du ventre ? Qu’y voyez-vous ? Ici ce ne sont pas des femmes mais des hommes qui dansent, un temps où ces ventres étaient libres de vibrer et faisaient rêver. Radhouane El Meddeb, chorégraphe tunisien installé en France depuis vingt ans, renverse la donne : Quatre hommes simplement là, devant nous, en costumes d’aujourd’hui. Leur bassin épris d’une ondulation lascive, puis convulsive. Derrière eux, les images d’un passé lumineux: l’âge d’or des années 1940 à 1970, où rayonnait dans les pays arabes le cinéma égyptien. Une féérie : sous les strass, on chante, on danse et on s’aime sans condamnation. En eux, le mouvement d’un présent terne : esprit, corps et art touchés par les restrictions imposées par des sociétés refermées.

BRIO a proposé également un concert de Baptiste Trotignon pour les lycéens qui le souhaitent. Ce concert qui avait lieu dans le cadre du festival Variations s’est déroulé samedi 1er avril à la Chapelle de L’Immaculée à 18h00. Une quinzaine de lycéens a assisté à ce concert.

Baptiste Trotignon est reconnu dans le monde entier comme l’un des pianistes les plus talentueux de sa génération. Il remporte le « Grand Prix du jazz de la Sacem » en 2011.  Genre : Jazz ; Jazz/Blues

 

Pour les Terminales :

Dom Juan – Molière, Mise en scène Jean-François Sivadier (Décembre 2016) : Le libertin vagabond, incroyant insolent, est toujours fringant. Jean-François Sivadier et ses fidèles acteurs ravivent avec ardeur les œuvres du répertoire. domjuan

le libertin qui revendique son droit au blasphème, à l’infidélité et à l’irrespect reste insaisissable. Son insoumission, même punie, est flamboyante et attirante. Dès le début, son lâche valet Sganarelle nous prévient : son maître est « le plus grand scélérat » doté d’un cœur « à aimer toute la terre ». Alors qui est-il vraiment ? Un grand idéaliste, un petit vaniteux ? Rien qu’un homme en somme ? En s’attachant à l’ambivalence du héros, Jean-François Sivadier saisit la vitalité des désirs et l’impuissance politique qui caractérisent l’impatiente jeunesse, quel que soit son siècle.

F(l)ammes – Ahamed Madani,  Madani Compagnie (Janvier 2017) : En 2015, une dizaine de jeunes hommes du Val Fourré rayonnaient sur la scène du Grand T dans Illumination(s), et avaient emporté nos lycéens !! C’est cette année la parole longtemps tue de jeunes femmes des quartiers qui s’élève. Avec elles, leurs rêves et leurs espoirs.  Nées de parents immigrés, elles sont seules expertes de leur réalité, de leur féminité. Si leurs frères incarnent les gamins du désordre ou les agents de sécurité, qui sont-elles ? Par-delà les visions médiatiques ou sociologiques, découvrons-les. Point aveugle de l’histoire de l’immigration en France, les moins visibles des minorités visibles s’explorent et s’expriment, chantent et dansent. Depuis 30 ans, Ahmed Madani fait un théâtre poétique, politique. Il poursuit aujourd’hui Face à leur destin, un cycle théâtral mené avec des habitants de quartiers populaires. À la lueur du passé, il éclaire le présent, nourri de témoignages de sa propre histoire familiale et d’un travail documenté.