Interview d’un professeur référent : Olivier Tabary

Olivier Tabary est enseignant en histoire-géographie au lycée Carcouët. Il a rejoint le projet BRIO comme professeur référent l’année dernière. Voici quelques mots sur son parcours professionnel, pas vraiment rectiligne!

Comment avez-vous connu le dispositif BRIO ?

J’ai pris connaissance du dispositif à sa genèse puisque j’étais déjà enseignant au lycée Carcouët qui fait partie du dispositif depuis le début. D’emblée, le projet m’a séduit d’autant plus que notre lycée accueille une population très variée sur le plan social. L’année dernière, Jean-Marc Dubranna m’a passé le relais après m’avoir patiemment accompagné pendant le premier trimestre.

De quelle façon intervenez-vous ?

Je suis l’un des nombreux professeurs référents. J’interviens en binôme avec Françoise Cadio qui a rejoint le dispositif cette année. Le premier rôle consiste à faire connaître Brio au sein de l’établissement, à véhiculer les informations et à recueillir les avis des collègues. C’est un rôle plutôt discret puisqu’après la sélection des élèves en décembre, il s’agit avant tout d’être à la disposition des élèves s’ils en ressentent le besoin.

Quel est votre parcours universitaire et professionnel ?

Je suis titulaire d’une maîtrise de géographie et d’un D.E.S.S. d’urbanisme obtenu à l’Université de Nantes en 1992. J’ai partiellement financé mes études en travaillant en tant qu’hôte d’accueil à l’aéroport Nantes Atlantique pendant deux ans. Par la suite, j’ai été recruté par un cabinet d’urbanisme nantais dans lequel je suis resté quatre ans en tant que chargé d’études. Dans le même temps, j’enseignais la cartographie à l’Université de Nantes quelques heures par semaine avant d’opter définitivement pour l’enseignement en passant le CAPES. L’obtention de la mention complémentaire me permet désormais d’enseigner l’histoire/Géographie en Discipline Non Linguistique (DNL) en anglais depuis 2002.

Un conseil aux lycéens pour les aider à trouver leur voie ?

Il n’y a, évidemment, pas de recette miracle. Il faut être le plus acteur possible de sa formation, s’investir au maximum pour donner du sens à sa scolarité et ne pas la subir. Je crois foncièrement que l’orientation doit être une priorité car trouver sa voie permet d’accepter les efforts consentis.

Et vous, comment étiez-vous au lycée, à l’âge de 17 ou 18 ans ?

Je n’étais pas, loin s’en faut, un élève modèle. J’avais une idée de ce que j’aimais, la géographie et en particulier la cartographie, mais n’avais pas suffisamment bâti mon projet professionnel. Par conséquent, mes années de Première et de Terminale scientifique n’ont pas été transcendantes avec une motivation limitée et des résultats seulement corrects. Je le regrette parfois en observant mes élèves, sans toutefois renier mon parcours.